Pourquoi NBCH Sport existe aujourd’hui

 

Mon histoire avec les chevaux a commencé très tôt.

J’ai commencé à monter à cheval à l’âge de 2 ans.

Comme beaucoup de cavaliers, j’ai d’abord découvert l’équitation en club. J’y ai appris à monter, à travailler un cheval, à sauter, à progresser.

Mais assez rapidement, j’ai eu envie d’en faire mon métier.

J’ai donc suivi un parcours professionnel dans le monde du cheval :

BEP Cavalier Soigneur, 

Bac Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique, 

puis CS Cavalier Jeunes Chevaux.

C’est ensuite à travers mes différentes expériences professionnelles et mes années d’apprentissage que ma vision du cheval a commencé à se construire.

J’ai eu la chance de travailler auprès de professionnels du monde du sport et du commerce du cheval.

Ces expériences m’ont énormément appris notamment sur le travail du cheval, sur le sport, sur le commerce, et sur les exigences de ce milieu.

Mais elles m’ont aussi parfois confrontée à des situations dans lesquelles je ne me sentais pas forcément à ma place.

À certains moments, lorsque je faisais une erreur ou que je ne répondais pas comme on l’attendait de moi, je pouvais me sentir jugée, parfois diminuée.

Et avec le recul, je me suis rendue compte que je ressentais parfois la même chose que certains chevaux avec lesquels je travaillais.

Eux aussi pouvaient être face à une demande qu’ils ne comprenaient pas.

Eux aussi pouvaient faire quelque chose de travers sans réellement savoir ce qu’on attendait d’eux.

Eux aussi pouvaient subir la pression de devoir réussir.

Et parfois, lorsqu’ils ne répondaient pas comme nous le souhaitions, on cherchait davantage à les contraindre qu’à se demander si nous avions réellement réussi à leur expliquer ce que nous attendions.

Cette réflexion a commencé à changer mon regard.

Je me suis demandé si le problème venait toujours du cheval.

Ou si, parfois, nous ne lui avions simplement pas suffisamment appris comment répondre à notre demande.

À cette époque, je n’avais pas encore toutes les réponses.

Mais je savais une chose :

Je voulais faire autrement.

La rencontre qui a changé ma façon de voir le cheval

Il y a environ six ans, j’ai découvert le HorsemanShip grâce à Philippe Richard, qui était alors l’instructeur de mon mari.

Et avant de remercier Philippe, je crois qu’il faut aussi remercier celui qui a permis cette rencontre : mon mari, qui m’a fait découvrir son travail et m’a encouragée à venir à sa rencontre.

À cette époque, je pensais déjà beaucoup au cheval et à notre manière de travailler avec lui. Mais je n’avais pas encore les clés pour mettre des mots sur toutes ces questions.

Philippe m’a ouvert une première porte.

Il m’a permis de découvrir une autre manière de regarder le cheval.

Une manière dans laquelle l’éducation ne consistait pas simplement à obtenir une réponse, mais à chercher à comprendre comment le cheval apprend, comment il communique et comment nous pouvons construire une relation plus claire avec lui.

J’ai commencé à regarder certaines situations différemment.

Un cheval qui refuse n’est pas forcément un cheval qui ne veut pas.

Un cheval qui se défend n’est pas forcément un cheval qui cherche à nous défier.

Et certaines réactions que nous attribuons rapidement au caractère peuvent être liées à son histoire, à ses apprentissages, à notre façon de lui demander quelque chose ou simplement à une communication qui n’est pas suffisamment claire.

Et il y a quelque chose dont on parle finalement assez peu dans le monde équestre.

La peur.

Pourtant, je pense que beaucoup de cavaliers, professionnels ou non, ont déjà ressenti cette peur face à une situation qu’ils ne savaient plus gérer.

La peur de monter sur un cheval dont on ne comprend plus les réactions.

La peur de reproduire une situation qui s’est mal passée.

La peur de demander quelque chose et de ne pas savoir comment réagir à la réponse.

Et cette peur peut devenir extrêmement handicapante.

Parce qu’elle finit parfois par modifier notre manière d’agir avec le cheval.

On hésite.

On se crispe.

On anticipe.

On demande moins.

Ou au contraire, on cherche à contrôler davantage.

Et le cheval, lui aussi, ressent toutes ces choses.

Je crois que c’est une des choses qui m’a le plus marquée dans cette découverte :

plus je comprenais, moins j’avais peur.

Pas parce que les chevaux devenaient soudainement prévisibles.

Mais parce que je disposais enfin des clés pour analyser ce qui se passait et savoir comment réagir.

La compréhension ne fait pas disparaître toutes les difficultés.

Mais elle permet de ne plus les subir de la même manière.

Le véritable déclic

La véritable prise de conscience est arrivée un peu plus tard.

Philippe et Nicolas m’ont proposé de venir avec eux à un séminaire d’Andy Booth.

Et cette expérience a été un véritable bouleversement.

Parce que, pour la première fois, beaucoup de choses que j’avais vécues avec mes chevaux auparavant ont pris un autre sens.

J’ai repensé à certaines situations.

À certaines demandes.

À certaines réactions.

À des moments où je pensais bien faire.

Et j’ai réalisé que, malgré toute l’affection que j’avais pour mes chevaux, j’avais parfois pu leur demander des choses sans réellement savoir comment les leur apprendre.

Cette prise de conscience a été difficile.

J’ai ressenti de la culpabilité.

De la tristesse aussi.

Parce qu’on se demande forcément :

« Qu’est-ce que j’aurais pu faire autrement si j’avais su ? »

Mais au milieu de ces émotions, il y avait aussi quelque chose de très différent :

Du soulagement.

Le soulagement de découvrir qu’il existait d’autres façons de faire.

Que certaines difficultés n’étaient pas une fatalité.

Que l’on pouvait apprendre à mieux communiquer.

Et surtout, que je pouvais moi aussi continuer à apprendre.

Je suis passée par énormément d’émotions pendant cette période.

De la culpabilité à la tristesse.

Du doute à l’envie de comprendre.

Puis progressivement, de la joie.

La joie de découvrir une nouvelle manière de travailler avec les chevaux.

La joie de voir certaines choses évoluer.

Et surtout, l’envie de ne pas m’arrêter là.

Ce séminaire a été le véritable déclic.

À partir de ce moment-là, j’ai décidé de me lancer pleinement dans ce cursus, d’aller au bout de ma démarche et de continuer à me former pour comprendre toujours davantage le cheval et les mécanismes qui permettent de construire une véritable relation avec lui.

Alors aujourd’hui, je veux remercier mon mari, sans qui cette rencontre n’aurait probablement jamais eu lieu.

Et je veux remercier Philippe, pour avoir été celui qui m’a ouvert cette première porte.

Merci également à Nicolas, pour m’avoir poussée à aller plus loin et pour avoir contribué, avec Philippe, à provoquer cette rencontre avec un univers qui allait profondément changer ma manière de regarder les chevaux.

Parce que finalement, ce n’est pas seulement une nouvelle façon de travailler que j’ai découverte.

C’est une nouvelle façon de regarder le cheval.

Continuer à apprendre

Cette découverte n’a pas été une finalité, au contraire, elle a été le début d’un nouveau parcours.

J’ai voulu approfondir mes connaissances et comprendre davantage les mécanismes d’apprentissage, la communication avec le cheval et les principes d’éducation.

J’ai ainsi suivi la totalité des degrés en éducation et sciences éthologiques au Haras de la Cense, dans le cadre d’une formation professionnelle comprenant les contenus vidéo ainsi que les temps de formation en présentiel.

J’ai également suivi les STEP 1 et STEP 2 au sein des écuries d’Andy Booth.

Ces formations sont venues compléter mon parcours professionnel et sportif.

Mais surtout, elles m’ont permis de mettre des connaissances et des outils sur des questions que je me posais depuis déjà plusieurs années.

Comment demander sans imposer ?

Comment apprendre au cheval plutôt que simplement lui demander d’exécuter ?

Comment construire une relation dans laquelle le cheval comprend ce que l’on attend de lui et peut réellement apprendre ?

Et surtout :

Comment intégrer tout cela dans le monde du cheval de sport et du commerce ?

Faire autrement

Je n’ai jamais voulu abandonner le sport.

Je suis moi-même cavalière de compétition en CSO et en dressage, avec aujourd’hui un niveau Amateur 1 Grand Prix dans les deux disciplines.

J’aime la performance.

J’aime le travail.

J’aime voir un cheval progresser et devenir athlète.

Mais je crois aujourd’hui que la performance et le respect du cheval ne sont pas opposés.

Au contraire.

Lorsque j’ai eu la chance de créer ma propre écurie, j’ai enfin pu mettre en pratique cette vision.

J’ai voulu créer un endroit dans lequel je pourrais appliquer ce que j’avais appris, mais aussi continuer à chercher, à expérimenter et à remettre en question mes propres façons de faire.

Un endroit où le cheval ne serait pas seulement considéré pour ce qu’il peut faire en piste.

Mais aussi pour la manière dont il vit, apprend, évolue et construit sa relation avec l’humain.

C’est ainsi que NBCH Sport s’est construit.

Pas autour d’une méthode unique.

Pas autour de l’idée que nous avons toujours raison.

Mais autour d’une volonté :

Faire du sport et du commerce autrement.

Avec davantage de connaissance.

Davantage de transparence.

Davantage d’écoute.

Et surtout, avec le cheval au centre.

Parce qu’aujourd’hui, je ne veux pas choisir entre un cheval bien dans sa tête et un cheval performant.

Je veux travailler pour construire les deux.

Et c’est précisément là que le HorsemanShip trouve sa place chez NBCH Sport.

Non pas à côté du sport.

Mais au service du cheval de sport.

 

 

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